Hung Gar histoire

Il existe un grand nombre d’histoires relatant la naissance du hung gar, mais toutes ont pour point de départ la destruction du monastère de Shaolin ( vraisemblablement celui de Shaolin du Sud) en 1736.
La raison de cette destruction par le gouvernement de la dynastie Qing semble avoir pour origine l’implication du temple dans les mouvements de résistance.
La légende veut que les troupes du gouvernement furent guidées par Pak Mei, un moine qui avait été chassé du temple et s’était converti au taoïsme.
On notera à ce sujet qu’il existe un art martial nommé pak mei quan dont Pak Mei aurait été le fondateur.

Le temple aurait en effet été un lieu où se retrouvaient les opposants au régime en place.
Bien qu’il apparaisse que l’implication du Temple de Shaolin à cette opposition ne soit pas à exclure, il convient de la nuancer quelque peu.
Tout d’abord, il existait à cette époque cinq temples portant le nom de Shaolin, si bien que l’on ne peut pas savoir avec certitude celui d’entre eux qui fut impliqué dans les actes d’opposition.
De plus, s’il semble que nombre de moines furent engagés dans la résistance, on ne peut exclure également que beaucoup de personnes allaient suivre l’enseignement de Shaolin dans le but d’obtenir les compétences martiales suffisantes pour s’opposer au régime, si bien qu’il est difficile de déterminer si c’était le temple en lui-même qui était opposé au régime ou si ce n’était qu’un groupe en son sein.

Un autre point contesté est la date de la destruction.
En effet, on trouve les dates 1647, 1732 et 1736.
Si l’on croise cette information avec le fait qu’il existait plusieurs temples de Shaolin à cette époque, on peut spéculer que plusieurs de ces temples furent détruits à ces diverses dates.
Cependant, si le hung gar est bien un héritier d’un des temples de Shaolin, on peut en toute logique penser que ce fut le Temple de Shaolin du Sud qui fut détruit.
Cette hypothèse est d’autant plus plausible qu’à cette époque, les opposants au régime avaient fui vers le sud de la Chine où le pouvoir du gouvernement était moins assuré.
La légende se poursuit en racontant que cinq moines survécurent à l’incendie du temple. Ils se nommaient Hu Te Ti, Fang Ta Hong, Choi Te Chung, Li Che Kai et Ma Shao Hing et décidèrent de faire perdurer l’enseignement de Shaolin en créant chacun un style.
C’est l’un de ces moines qui créera le hung gar.
C’est suite à ces événements que les avis divergent, même si les diverses histoires présentent certaines similitudes.
Tout d’abord, c’est Hu Te Ti qui fondera le hung gar et transmettra son savoir à Hung Gee Kuan.

À partir de là, le destin du style sera profondément lié à celui de la résistance à la dynastie Qing et on l’associera aux bateaux rouges à fonds plats utilisés pour se déplacer le long des rizières et étroitement liés aux activités de la résistance.
Ce point semble logique à la vue du ressentiment que devaient éprouver les survivants du temple envers le gouvernement.
Selon certaines histoires, Hu Te Ti aurait été, avec les autres survivants de Shaolin, l’un des fondateurs de la Tien Ti Houei ou « société du ciel et de la terre ».
Cette organisation secrète luttait contre le gouvernement et serait à l’origine des triades que nous connaissons aujourd’hui.
Elle aurait été formée avec pour seul mot d’ordre : « Fang Tsing (ou Qing) Fu Ming » qui pourrait se traduire par « à bas les Qing restaurant les Ming ».
Un autre point du développement consacré par certaines théories concerne un aspect plus technique.
La forte utilisation de positions basses, comme celle dite du rameur, aurait pour origine le fait que cet art martial se soit développé sur les bateaux rouges.
En effet, il était nécessaire pour les combattants de prendre des positions très stables pour compenser l’instabilité des embarcations à fond plat.
Or, ce point ne vient en aucun cas contredire le précédent et l’on peut tout à fait penser que ces deux développements aient pu se faire en parallèle.

Quelle que soit la théorie retenue, l’art du hung gar sera transmis à l’abbé Luk Ah Choy qui le transmettra à son tour à la famille Wong. 

Wong Kai Ying (1815-1886) et son fils Wong Fei Hung (1847-1924) sont certainement les deux personnes qui ont le plus influencé la renommée du style au cours du XIXème et du début du XXème siècle. Il n’est pas certain que l’abbé Luk Ah Choy ait enseigné directement à Wong Kai Ying, certaines sources affirmant qu’il aurait enseigné à son père.
Wong Kai Ying aurait alors appris les bases du style avec son père puis aurait approfondi sa connaissance auprès de l’abbé.
Cependant, il est légitime de penser que cette part du récit soit issue d’une mauvaise retranscription de l’histoire de Wong Fei Hung lui-même.
Ce dernier aurait quant à lui été initié au hung gar par l’abbé Luk Ah Choy avant que son père ne l’accepte comme élève.

Ce qui est certain en revanche, c’est que le père comme le fils feront chacun à leur tour partie des 10 tigres du Canton qui réunissaient les meilleurs combattants de la région.
De nombreux événements, comme la défaite de la Chine durant les deux guerres de l’opium – la première de 1839 à 1842 et la seconde de 1856 à 1857 –, la soumission de l’empire aux puissances occidentales et de nombreuses révoltes internes entraînèrent un affaiblissement considérable du régime politique en place qui aboutira, en 1912, à l’abdication de l’empereur et à la fin de la dynastie Qing. Ce climat d’instabilité politique permit l’installation d’une certaine insécurité politique ainsi que le développement de gangs.
C’est dans ce contexte que les deux membres de la famille Wong devinrent des héros dans la région du Canton. Ils luttèrent contre les gangs et protégèrent les faibles lorsqu’ils le pouvaient, si bien que cela leur permit non seulement de démontrer l’efficacité de leur style lors de nombreux combats, mais aussi d’y attacher une image chevaleresque et vertueuse.

Concernant les apports sur le plan technique, ils viendront principalement de Wong Fei Hung, qui incorporera à la pratique du hung gar non seulement ses connaissances en médecine traditionnelle chinoise – ce qui lui permit de maximiser l’efficacité de son style grâce à l’étude des points vitaux –, mais aussi l’étude de la danse du lion dans laquelle il est dit qu’il excellait. L'un des autres apports majeurs de Wong Fei Hung est la fusion des formes du tigre et de la grue, qui a donné l’une des formes les plus représentatives du style. 
C’est à partir de Wong Fei Hung que l’art s’est divisé en deux grandes branches, celle de l’ancien et celle du nouveau hung gar, parfois nommés petit style et grand style.
L’ancien hung gar ou grand style est celui hérité de Shaolin alors que le petit style est celui créé par Wong Fei Hung. Il est cependant à noter que ce dernier est présent dans l’arbre généalogique des deux styles, même si rien n’est certain concernant le petit style, dont la généalogie est plus floue.

Ce qui est certain, c’est que bien que la révolution culturelle entraîna  une interdiction de la pratique des arts martiaux, considérés comme une relique désuète du passé, le hung gar fut beaucoup moins touché que les autres arts. Il semble y avoir deux raisons à cela.
La première est que le hung gar, lors de la révolution culturelle, était encore fortement affilié à l’opposition contre la dynastie Qing et aurait été considéré par les révolutionnaires comme porteur de valeurs patriotiques.
L’autre raison avancée est que l’art martial aurait été présenté au nouveau gouvernement sous un angle médical et comme une pratique visant à fortifier le corps.
Aussi, bien que le hung gar soit officiellement resté interdit au même titre que les autres arts martiaux, dans les faits, sa pratique semble avoir été tolérée par les révolutionnaires. 

Il y eut de nombreux grands maîtres du style, à l’instar de Lam Sai Wing (1860 – 1943) surnommé le boucher volant, autant en raison de son métier que de sa maîtrise des couteaux papillons (qui ressemble fortement à des couteaux de boucher). Son histoire est entourée de légendes et de grands combats et il est considéré comme l’un des plus grands maîtres du hung gar.
Lam Cho (le petit-fils adoptif de Lam Sai Wing), a enseigné à des maîtres bien connus tels que Tang Kwok Wah (鄧國華).
Les meilleur étudiant de Tang Kwok Wah est le M° Tang Tungwing, qui à en Italie, Sifu Maurizio Zanetti comme disciple..


Hung Gar Lineage

  • Monks Zhao Yuan
  • Zi Sin Sim Si
  • Hung Hei Gung
  • Lok A Choy
  • Wong Tai
  • Wong Kaiying
  • Wong Feihong
  • Lam Saiwing
  • Lam Zou
  • Tang Kwokwah
  • Tang Tungwing
  • Maurizio Zanetti
Grandmaster Tang Tungwing
9° Duan
Disciple of GM° Tang Kwokwah

Hung Gar Programme

La Tang's Gongfu Italy est un point de référence pour les écoles et les praticiens du monde entier bien sûr.
Ses programmes techniques reflètent une façon traditionnelle et orthodoxe de comprendre l'art de Hung Gar.
Le programmes de style Hung Gar orthodoxe de la famille Lam développé par notre Association, montrent la grande force d'une école qui, en dépit de la «taille considérable», reste une grande famille, très unie, qui partage le respect et l'ouverture envers les autres en tant que valeurs fondamentales .
Le programme technique du style Hung Gar étudié dans notre Association est la suivante:

1 Théorie
洪家拳历史
洪家拳的运动
洪家拳理论
十二支橋
Hung Gar Kyun Lik Si
Hung Gar Kyun Dik Wandung
Hung Gar Kyun Lilun
Sup Yi Kiu Sau
Histoire du style de la famille Hung
Caractéristiques de Hung Gar
Principes théoriques de Hung Gar
12 Ponts de main
2 Fondamentaux
馬型
步法
妨法
腿法
Ma Jing
Bo Fat
Fong Fat
Toi Fat
Modèle de positions
Techniques de Pas
Techniques de Parade
Techniques de jambe
3 Taos à la Main Nue
梅花拳
劉家拳
箭掌
工字伏虎拳
蝴蝶掌
虎鶴雙形拳
崩步螳螂
十形拳
鐵線拳
Mui Fa Kyun
Lau Gar Kyun
Zin Jeong
Gung Zi Fuk Fu Kyun
Wu Dip Jeong
Fu Hok Seung Jing Kyun
Bong Bo Tonglong Kyun
Sup Jing Kyun
Tit Sin Kyun
Poing de fleur de prunier
Poing de la famiglia Lau
Paume à flèche
Tao de domestiquer la Tigre
Tao de Paume papillon
Tao de la Tigre et de la Grue
Pas disruptive de la Mante religieuse
Tao de 10 modèles
Tao de de fil de fer
4 Taos avec Armes
雙頭棍
猴子棍
劉家棍
子母雙刀
双匕首
八卦单刀
朴刀
史家槍
昆侖劍
梅花雙龍刀
搖家大巴
関刀
五郎八卦棍
Seung Tau Gwan
Hau Zi Gwan
Lau Gar Gwan
Zi Mou Seung Dou
Seung Bei Sau
Baat Gwaa Darn Dou
Pok Dou
Se Gar Cheung
Kwan Leon Gim
Mui Fa Seung Lung Dou
Yu Gar Dai Baa
Kwan Dou
Ng Lung Baat Gwa Gwan
Baton bâton à 2 têtes
Baton du Roi Singes
Baton de la Famille Lau
Couteaux papillon de la Mère et de Fils
Double poignards
Sabre de 8 trigrammes
Sabre à 2 Mains
Lance de la Famille See
Epée de la Montagne Kwanlun
Double Sabre de la fleur de prunier
fourche de la tigre de la famille Yu
Hallebarde du général Kwan
Baton 8 trigrammes du 5ème Fils
5 Taos en Couple
虎鶴雙形對練
工字對練
單刀對槍
猴子棍對槍
関刀對槍
五郎八卦棍對練
蝴蝶對棍
蝴蝶對拳
蝴蝶對槍
Fu Hok Seung Jing Doy Lin
Gung Zi Doy Dar
Darn Dou Doy Cheong
Hau Zi Gwan Doy Dar
Kwan Dou Doy Cheong
Ng Lung Baat Gwa Gwan Doy Lin
Wu Dip Doy Gwan
Wu Dip Doy Kyun
Seung Do Doy Cheong
Combat de la Tigre et de la Grue
Combat de Gung Ji
Lance contre Sabre
Combat de Baton de la Singe
Combat de Kwan Do contre Lance
Combat de Baton 8 Trigrammes 5° Fils
Couteaux papillon contre Baton
Couteaux papillon contro main nue
Couteaux papillon contre Lance

CONTACTEZ NOUS